Doux baisers volés

Doux baisers volés

Une lumière s'allume
Deux amoureux s'enlacent
Un c½ur se consume
Deux amoureux s'embrassent

Au loin des cloches qui sonnent,
Oubliées. C'est un pur moment de joie.
Un baiser ne se demande pas, il se donne.
Et mes baisers, je ne les donne qu'à toi.

Si embrasser est un langage
Viens me parler. Je te l'ai déjà dit
Qu'importe la différence d'âge.

C'est un baiser volé, doux, sucré.
Si aimer est une folie,
Alors je suis à interner.


Kärta............................................................................................
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# Posté le dimanche 18 juin 2006 05:15

La mort, sombre inconnue faucheuse des âmes.

 La mort, sombre inconnue faucheuse des âmes.
La mort, sombre inconnue faucheuse des âmes.


L
a mort vient m'arracher ce souffle de vie
Ce n'est pas elle que je crains, c'est finir ensevelie
Peur de rejoindre le néant,
De quitter le monde des vivants.

Disparaître, trépasser, déder, expirer, périr...
Que de mots pour atténuer celui de mourir !
La mort est juste un pas vers l'inconnu,
C'est aller plus loin dans un silence absolu.

Le paradis, l'enfer...Un monde funèbre et noir
Où j'irai s'ils existent, atteinte de désespoir
Expier mes fautes, mes écarts, mes chés
Et vous abandonner ici-bas, à pleurer.

La mort n'est peut être pas une souffrance
Pour certains c'est même une délivrance
Souvent, elle abrège le malheur
Quant enfin est venue l'heure.

Si j'ai écrit ces quelques strophes
C
e n'est pas par envie suicidaire,
La mort n'est pas une catastrophe
Mais ce poème j'en suis fière.


Kärta............................................................................................
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# Posté le vendredi 16 juin 2006 07:19

Bac de français

Ce que j'ai fais pour l'écrit d'invention...
N'hésitez pas à me juger... de toutes les manières je verrai bien ce que ça donne quand j'aurai les résultats!!!!
Je n'ai pas corrigé l'orthographe, j'ai trouvé une faute (avidemment ne prend qu'un m) mais il y en a peut être d'autres... C'est exactement ainsi que j'ai rendu ma copie





Au conteur de la mélancolique légende de l'homme à la cervelle d'or.

L'homme à la cervelle d'or avait un don, un don monstrueux : vous en avez également un, un bienheureux : celui de raconter des histoires.
La réception de vos lettres, qu'elles soient joyeuses ou mélancoliques, évoque toujours chez moi une vive émotion. Je ne saurai décrire ce prenant sentiment qui m'étreint lorsque, ouvrant ma boîte à lettres, je découvre une enveloppe d'où se dégage le parfum enchanteur des vignes et de cette campagne qui vous est si chère ; lorsque, reconnaissant votre écriture, je déchire fébrilement cette enveloppe ; enfin, lorsque je parcours avidemment vos écrits. Vous avez l'art de rendre vos récits si vivants ! Vous dites broyer du noir, ce qui peut se comprendre, la tristesse est un sentiment humain. Mais la vivacité et la vie que vous insufflez dans vos historiettes colorient cette vision noire que vous avez et me distraient justement de ces habituels poèmes couleur de rose et divers contes galants.
À l'heure même où j'écris ces lignes, je viens de relire pour la sixième fois la légende que vous me contez, et je ne m'en lasse pas. Ainsi, cette attentive lecture me pousse à la réflexion, en particulier sur les deux points précis que sont les vices humains et la profondeur du sentiment amoureux.

Le premier vice humain que j'ai observé dans votre histoire est la jalousie. Elle s'exprime en premier chez les parents qui demandent à leur fils une rémunération matérielle pour l'avoir élevé et nourri, alors que c'est leur rôle de parents. Cette demande n'est donc effectuée que parce qu'ils savent que celui-ci a une propriété, sa cervelle en or, dont ils veulent aussi bénéficier.
C'est également le cas de l'ami qui le suit dans sa solitude, non par compassion mais par intérêt. Ceci nous amène d'ailleurs à se demander si l'amitié sincère et sans calcul existe vraiment. Personnellement, j'aurai tendance à penser que oui, heureusement. Il ne faut pas complètement dénaturer l'être humain, mais ceci est une autre histoire...
Enfin, la tentation est également exprimée : l'enfant, « fou de désirs, ivre de sa puissance » (L.35) n'hésite pas à partir vivre en gaspillant son or, sa cervelle, à un train de vie royal.
Il cède à la tentation tout comme plus tard il cèdera aux caprices de sa femme.

Au début, la découverte de la cervelle en or pousse les parents à une protection exagérée, au détriment de toute vie sociale. Est-ce plus par amour filial, par volonté de protection de leur fils ? ou par volonté de protection de l'or ? Les parents expriment leur amour envers leur fils d'une bien curieuse façon, le privant d'un certain côté d'accéder au bonheur.
Toutefois, le sentiment amoureux est exprimé dans toute sa splendeur plus loin. Il aime « du meilleur de son âme » (L.51) une femme à qui il ne refuse rien, « de peur de la peiner » (L.56). L'amour le pousse à mille folies, excitantes et inquiétantes à la fois.
Ne pouvant avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est-à-dire sa cervelle et son or, il fait pour elle tous les sacrifices, un total don de soi, au sens propre comme au sens figuré. À sa mort, il n'a alors plus de raison de vivre, il erre sans but. Il se laisse faire, sombre dans la folie comme un homme ivre sombre dans l'alcool.
La scène finale est particulièrement touchante et m'a d'ailleurs fait monter les larmes aux yeux. Qu'imaginer de plus beau et plus pitoyable à la fois ? Vous avez vraiment l'art de rendre vos récits vivants !

Au risque d'offenser la langue par une répétition, je vous remercierai à nouveau de vos charmants récits, certes un tant soit peu mélancoliques ; je ne désespère pas de pouvoir un jour avoir la joie de lire ce joli conte badin que vous m'avez promis.
Il me tarde de venir respirer le parfum de vos vignes.
En attendant de jours meilleurs, mes sentiments les plus sincères accompagnent cette lettre qui je l'espère ne vous aura pas trop ennuyée.



Merci à ceux qui ont tout lu et qui m'ont fait part de leurs impressions!!

# Posté le vendredi 16 juin 2006 04:48

Bac de français

Sujet du bac de français...

LES LETTRES DE MON MOULIN
La légende de l'homme à la cervelle d'or
ALPHONSE DAUDET
A la dame qui demande des histoires gaies. En lisant votre lettre, madame, j'ai eu comme un remords. Je m'en suis voulu de la couleur un peu trop demi-deuil de mes historiettes, et je m'étais promis de vous offrir aujourd'hui quelque chose de joyeux, de follement joyeux. Pourquoi serais-je triste, après tout ? Je vis à mille lieues des brouillards parisiens, sur une colline lumineuse, dans le pays des tambourins et du vin muscat. Autour de chez moi tout n'est que soleil et musique ; j'ai des orchestres de culs-blancs, des orphéons de mésanges ; le matin, les courlis qui font : « Coureli ! coureli ! », à midi, les cigales ; puis les pâtres qui jouent du fifre, et les belles filles brunes qu'on entend rire dans les vignes... En vérité, l'endroit est mal choisi pour broyer du noir ; je devrais plutôt expédier aux dames des poèmes couleur de rose et des pleins paniers de contes galants. Eh bien, non ! je suis encore trop près de Paris. Tous les jours, jusque dans mes pins, il m'envoie les éclaboussures de ses tristesses... A l'heure même où j'écris ces lignes, je viens d'apprendre la mort misérable du pauvre Charles Barbara ; et mon moulin en est tout en deuil. Adieu les courlis et les cigales ! Je n'ai plus le coeur à rien de gai... Voilà pourquoi, madame, au lieu du joli conte badin que je m'étais promis de vous faire, vous n'aurez encore aujourd'hui qu'une légende mélancolique.
Il était une fois un homme qui avait une cervelle d'or ; oui, madame, une cervelle toute en or. Lorsqu'il vint au monde, les médecins pensaient que cet enfant ne vivrait pas, tant sa tête était lourde et son crâne démesuré. Il vécut cependant et grandit au soleil comme un beau plant d'olivier ; seulement sa grosse tête l'entraînait toujours, et c'était pitié de le voir se cogner à tous les meubles en marchant... Il tombait souvent. Un jour, il roula du haut d'un perron et vint donner du front contre un degré de marbre, où son crâne sonna comme un lingot. On le crut mort, mais en le relevant, on ne lui trouva qu'une légère blessure, avec deux ou trois gouttelettes d'or caillées dans ses cheveux blonds. C'est ainsi que les parents apprirent que l'enfant avait une cervelle en or. La chose fut tenue secrète ; le pauvre petit lui-même ne se douta de rien. De temps en temps, il demandait pourquoi on ne le laissait plus courir devant la porte avec les garçonnets de la rue.
On vous volerait, mon beau trésor ! lui répondait sa mère... Alors le petit avait grand-peur d'être volé ; il retournait jouer tout seul, sans rien dire, et se trimbalait lourdement d'une salle à l'autre... A dix-huit ans seulement, ses parents lui révélèrent le don monstrueux qu'il tenait du destin ; et, comme ils l'avaient élevé et nourri jusque-là, ils lui demandèrent en retour un peu de son or. L'enfant n'hésita pas ; sur l'heure même - comment ? par que moyens ? la légende ne l'a pas dit -, il s'arracha du crâne un morceau d'or massif, un morceau gros comme une noix, qu'il jeta fièrement sur les genous de sa mère... Puis, tout ébloui des richesses qu'il portait dans la tète, fou de désirs, ivre de sa puissance, il quitta la maison paternelle et s'en alla par le monde en gaspillant son trésor.
Du train dont il menait sa vie, royalement,, et semant l'or sans compter, on aurait dit que sa cervelle était inépuisable... Elle s'épuisait cependant, et à mesure on pouvait voir les yeux s'éteindre, la joue, devenir plus creuse. Un jour enfin, au matin d'une débauche folle, le malheureux, resté seul parmi les débris du festin et les lustres qui pâlissaient, s'épouvanta de l'énorme brèche qu'il avait déjà faite à son lingot : il était temps de s'arrêter. Dès lors, ce fut une existence nouvelle. L'homme à la cervelle d'or s'en alla vivre, à l'écart, du travail de ses mains, soupçonneux et craintif comme un avare, fuyant les tentations, tâchant d'oublier lui-même ces fatales richesses auxquelles il ne voulait plus toucher... Par malheur, un ami l'avait suivi dans sa solitude, et cet ami connaissait son secret. Une nuit, le pauvre homme fut réveillé en sursaut par une douleur à la tête, une effroyable douleur ; il se dressa éperdu, et vit, dans un rayon de lune, l'ami qui fuyait en cachant quelque chose sous son manteau... Encore un peu de cervelle qu'on lui emportait !... A quelque temps de là, l'homme à la cervelle d'or devint amoureux, et cette fois tout fut fini... Il aimait du meilleur de son âme une petite femme blonde, qui l'aimait bien aussi, mais qui préférait encore les pompons, les plumes blanches et les jolis glands mordorés battant le long des bottines. Entre les mains de cette mignonne créature moitié oiseau, moitié poupée -, les piécettes d'or fondaient que c'était un plaisir. Elle avait tous les caprices ; et lui ne savait jamais dire non ; même, de peur de la peiner, il lui cacha jusqu'au bout le triste secret de sa fortune.
Nous sommes donc bien riches ? disait-elle. Le pauvre homme lui répondait :
Oh ! oui... bien riches ! Et il souriait avec amour au petit oiseau bleu qui lui mangeait le crâne innocemment. Quelquefois cependant la peur le prenait, il avait des envies d'être avare ; mais alors la petite femme venait vers lui en sautillant, et lui disait :
Mon mari, qui êtes si riche ! achetez-moi quelque chose de bien cher... Et il lui achetait quelque chose de bien cher. Cela dura ainsi pendant deux ans ; puis, un matin, la petite femme mourut, sans qu'on sût pourquoi, comme un oiseau... Le trésor touchait à sa fin ; avec ce qui lui restait, le veuf fit faire à sa chère morte un bel enterrement. Cloches à toute volée, lourds carrosses tendus de noir, chevaux empanachés, larmes d'argent dans le velours, rien ne lui parut trop beau. Que lui importait son or maintenant ? ... Il en donna pour l'église, pour les porteurs, pour les revendeuses d'immortelles : il en donna partout sans marchander... Aussi, en sortant du cimetière, il ne lui restait presque plus rien de cette cervelle merveilleuse, à peine quelques parcelles aux parois du crâne. Alors on le vit s'en aller dans les rues, l'air égaré, les mains en avant, trébuchant comme un homme ivre. Le soir, à l'heure où les bazars s'illuminent, il s'arrêta devant une large vitrine dans laquelle tout un fouillis d'étoffes et de parures reluisait aux lumières, et resta là longtemps à regarder deux bottines de satin bleu bordées de duvet de cygne. « Je sais quelqu'un à qui ces bottines feraient bien plaisir », se disait-il en souriant ; et, ne se souvenant déjà plus que la petite femme était morte, il entra pour les acheter. Du fond de son arrière-boutique, la marchande entendit un grand cri ; elle accourut et recula de peur en voyant un homme debout, qui s'accotait au comptoir et la regardait douloureusement d'un air hébété. Il tenait d'une main les bottines bleues à bordure de cygne, et présentait l'autre main toute sanglante, avec des raclures d'or au bout des ongles. Telle est, madame, la légende de l'homme à la cervelle d'or.
Malgré ses airs de conte fantastique, cette légende est vraie d'un bout à l'autre... Il y a par le monde de pauvres gens qui sont condamnés à vivre avec leur cerveau, et payent en bel or fin, avec leur moelle et leur substance, les moindres choses de la vie. C'est pour eux une douleur de chaque jour ; et puis, quand ils sont las de souffrir...


Objet d'étude : Convaincre, persuader, délibérer
Texte : Vous dégagerez brièvement la morale, puis vous direz à quel(s) genre(s) on peut le rattacher. Vous justifierez votre réponse.
Commentaire : passage ligne 50 à ligne 86
Dissertation : Vous vous demanderez pourquoi certains écrivains ont recours à la fiction pour transmettre des vérités ou des leçons.
Invention : Vous répondez à Alphonse Daudet en tant que "dame qui demande des histoires gaies". Elle évoque les émotions et développe les réflexions que cette histoire lui a inspirées.
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# Posté le vendredi 16 juin 2006 04:48

Anorexique

Anorexique
...............Anorexique

Pourquoi se moquer, rire d'une personne ?
Qu'est-ce qui les définit, les normes ?
À cause de vous elle se sent énorme ;
Arrêtez avant que sa vie, elle ne la donne.

C'est une fille qui évite les miroirs.
Elle est incapable de s'y voir.
Elle est victime du jugement d'autrui.
Elle est victime de son jugement, à lui.

Elle ne mange plus, elle a peur de grossir.
J'ai peur pour elle, elle risque d'en mourir.
C'est dans sa tête les kilos en trop,
Elle n'a plus que la peau sur les os.

Elle ne voit que sa graisse,
Elle veut qu'elle disparaisse.
Elle souffre d'une grave maladie,
Une maladie qu'on appelle l'anorexie.

Kärta......................


Je tiens absolument à préciser que je ne suis PAS anorexique, j'en ai marre de ces accusations débiles, c'est pas parce que je suis mince que je suis anorexique! C'est pas de ma faute, c'est génétique, j'y peux rien, et je mange comme quatre alors MERDE :p
Pour ceux qui se posent la question, je ne pensais à personne en particulier quand j'ai écris de poème. Sachez aussi que l'anorexie est une véritable maladie, c'est un problème grave, et qui touche également les garçons.

# Posté le dimanche 11 juin 2006 11:33